amour_de_soi

Connais toi toi-même . Sans jugements, sans intention.

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CONNAIS TOI TOI-MEME

SANS JUGEMENTS

SANS INTENTIONS

Le nombre de fois que j’entends dans la bouche des gens, comme dans la mienne : « allez, je change, j’arrête, je ne ferais plus ça. L’heure de mon changement a sonné, la version2.0 de moi-même est née «   Ou du moins une intention mentale et une injonction personnelle de type.

ET, le nombre de fois qu’en fait nous tournons en boucle dans nos automatismes ! Mais que nous sommes dans le déni mental afin de ne pas voir que ce à quoi nous nous sommes engagés n’est pas réel dans les faits.

 

La mode du développement personnel rajoute une couche de pression sur les épaules de notre égo qui trouve sa manière à lui de nous protéger et ainsi nous empêcher de vraiment voir qu’en réalité nous n’avons pas changé, seule notre perception aura évoluée afin de nous préserver de ce qui nous dérange.

 

Un exemple déjà vu moultes fois :

 

Une personne qui est sortie d’une relation de couple et qui affirme, parfois de manière véhémente : « la dépendance affective c’est fini pour moi. Je ne serais plus émotionnellement dépendante, plus jamais ! «

Et qui retrouve un nouveau conjoint en se persuadant que dans cette nouvelle histoire, elle n’a aucune dépendance affective : car elle ne fait plus les mêmes travers que dans sa relation précédente.

Mais, son ego, en grand protecteur de sa charge émotionnelle, lui : il a mis en place de nouveaux comportements qui eux aussi vont permettre de couvrir d’une protection cette dépendance.

Donc, la personne ne voit pas du tout qu’elle n’a pas tant évolué que cela : elle ne voit que de nouveaux comportements : super j’ai changé, je suis libre.

Mais est-ce la réalité où, est ce notre ego qui nous préserve ?

 

Comment le savoir ?

 

 

Notre Ego est-il un ennemi si dangereux ?

 

Non, non, non. Un ego, cet outil que notre esprit a développé durant notre enfance n’est pas un ennemi. Notre ego, il veut nous protéger, il veut nous éviter trop de charge émotionnelle ingérable, il veut nous permettre de savoir nous défendre dans le monde.

 

Il est où le problème alors ?

C’est le pilote automatique le problème !!

 

Suivant le contexte, suivant les circonstances, notre fatigue, nos envies : Nous allons avoir des comportements « réactionnels » non choisis qui vont avoir forcément des conséquences sur la suite de notre vie.

Une proche me disait récemment : « mais ça ne sert à rien de se connaitre !! on est comme on est et c’est tout, il faut nous accepter et ceux qui ne nous acceptent pas, tant pis pour eux !! »

 

Il y a du vrai dans son angle de vue mais, le souci, c’est que notre ego, il reste figé sur des automatismes pas toujours adéquats et qui vont nous amener à des situations dont nous ne voulons pas !  Nos automatismes si utiles lors de notre enfance ne sont pas toujours encore adaptés à notre quotidien d’adulte.

 

De plus, celui-ci se nourrit aussi de nos traumatismes : ces expériences de vie qui nous ont envoyé une charge émotionnelle tellement forte et violente qu’elle a dépassé nos ressources internes du moment.

Notre ego ne veut plus jamais revivre cela et donc, il nous rend extrêmement réactif à toute situation qui pourrais « dégénérer » vers un « replay » de ces traumas !!! mais de manière souvent extrême et inadaptée.

 

J’ai pour exemple une personne, qui a eu peur une fois dans un avion assez secoué par les turbulences : son ego lui a dit Avion = mort. Ultérieurement, pour lui prendre l’avion était sources d’angoisses très présentes. Et, ensuite, lorsque cette personne a été parent, il est tombé dans la phobie complète : prendre l’avion = impossible.

 

Dès l’instant ou notre égo place des comportements en lien avec notre instinct, on n’arrive plus à rien contrôler, et cela peut devenir très handicapant au quotidien.

 

Donc, notre ego est une part de notre personnalité qui s’est adaptée à un moment donné pour nous préserver MAIS, il a tendance à rester figer sur ses acquis et sur ce qu’il connait donc, si on ne l’aide pas, il n’évoluera pas beaucoup ou pas forcément dans le sens que nous souhaitons.

 

 

Le piège du développement personnel :

 

« Moi, j’ai travaillé sur moi ! je sais, je ne suis plus le même, j’ai changé «

 

Mais, est-ce vrai ?

Avons-nous activé ce qu’il faut pour nous assurer que nous ne nous mentons pas à nous même ?

Notre Ego s’est-il amusé à utiliser nos exercices de travail sur nous pour nous mettre en place d’autre automatismes qui nous préservent. Comment le savoir ?

 

Faite vous preuve d’orgueil par rapport à votre passé : « moi j’ai travaillé sur moi et pas lui … »  Ou par rapport à vous-même : « Moi je suis quelqu’un de bien, je sais qui je suis .. »

 

Vous posez vous la question régulièrement de savoir si dans telle ou telle circonstance vous étiez en « pilote automatique » ou bien dans un comportement choisi ?

 

Je ne sais plus quel conférencier qui a croisé ma route a exprimé le fait qu’environ 80% des personnes qui sont dans cette dynamique de développement personnel se contentent en réalité de se flatter intérieurement : leur ego leur passe de la pommade à reluire pour que ça brille mieux et plus fort. Et ce, de manière inconsciente bien sûr !

 

Vous pouvez utiliser tous les outils du monde pour vous « améliorer », ils n’auront aucun effet réel sur votre « évolution » si vous n’êtes pas fichu de connaitre la réalité de votre monde intérieur.

 

Se connaitre soi-même :

 

C’est LA CLEF pour réussir à faire évoluer chez nous les comportements qui ne nous conviennent plus et qui ne sont plus adaptés à notre quotidien et ce que nous voulons de notre vie.

C’est le graal pour réussir à « évoluer » vers cette fameuse version 2.0 de nous-même à laquelle nous aspirons.

C’est le socle sur lequel nous appuyer pour réussir à ne plus être impacté par les injonctions et les stimuli qui nous sont apportés par le monde extérieur qui nous entoure.

 

Et, j’irais même plus loin, le seul moyen pour réussir à ne plus être dans le jugement des gens qui croisent notre route ou bien la quittent, c’est d’avoir exploré nos propres failles, nos propres ratés et de les avoir acceptés car ils ont eu leur utilité à une moment donné de notre vie.

Nous connaitre nous-même revient à regarder aussi l’autre sous un autre angle et le ramener à notre niveau d’égalité : ni au-dessus de nous. Ni en dessous.

 

 

Pour réussir, il nous faut activer ce petit « observateur intérieur » qui fait partie de chacun d’entre nous. Cet élément d’observation qui regarde notre comportement, nos ressentis, nos réactions, les réactions externes sans autre objectif que de « REGARDER – OBSERVER »

Il n’a pas d’avis, il n’a pas d’expériences auxquelles comparer le présent, il n’a pas de jugement positif ou négatif. Il observe.

Et, une fois ce « rapport d’observation » établi : la, nous avons les moyens de nous poser les questions qui vont nous aider.

 

Mais, pour avoir des réponses à nos questions, il nous faut déjà accepter ce que l’on a vu comme « oui, cela fait partie de moi !! je l’intègre en moi, je l’accepte, VRAIMENT »

 

« Ok, j’ai observé cela chez moi

Ok, je l’accepte car cela m’a été utile à d’autres moment de ma vie ! si mon ego a mis cela en place, c’était pour me protéger en fonction de mes ressources internes de l’époque.

 

« Quelles ressources ais je aujourd’hui ?

Est-ce que je veux changer cette manière de faire ou d’agir ?

Comment puis-je le faire ?

Quelle attitude est-ce que je voudrais CHOISIR de développer chez moi à présent ? »

 

Et, la, OUI, nous pouvons commencer à nous appuyer sur nos ressources du moment pour amorcer une évolution, une meilleure version de nous-même.

 

 

Le piège du changement :

 

Attention, « le changement appelle le changement »

 

 

C’est une chose qu’on oublie bien souvent de dire aux gens qui veulent à tout prix changer !!

Si, toi tu changes ton monde intérieur, Forcément cela va impacter ton monde extérieur.

 

Il est devenu assez courant dans le monde du développement personnel de voir l’évolution d’une personne déboucher sur notamment une séparation de conjoint.

Car si ton équilibre intérieur change, forcément, l’équilibre de ton couple va aussi changer.

 

Il faut y être préparé comme étant une éventualité, cela évite de se prendre ce phénomène en plein poire, sans prévenir et de manière plutôt traumatique dans certains cas.

 

Le nombre de couples qui fonctionnent parce que l’un des conjoints trouve son équilibre dans le fait que l’autre « aille mal » ou bien ai des travers !!  Une grande part des couples fonctionnent ainsi : chacun trouve un équilibre à ses travers dans les travers de l’autre.

Alors forcément si l’un des deux commence à changer son énergie et sa dynamique interne : l’autre ne trouvera plus en lui ce qui l’équilibrait

Je l’ai vécu personnellement, je ne comprenais pas pourquoi le fait que j’aille bien et que je devienne plus « épanouie » posait un problème à mon conjoint ! Moi cela m’allait bien, et je n’ai pas vu que « le changement appelle le changement »

 

Donc, soit, on trouve un nouvel équilibre, soit il y a cassure pour re-construire un équilibre différent ailleurs.

 

Je pense que c’est très important de le savoir AVANT de se lancer dans une démarche personnelle car, ainsi, nous n’oublions pas de prendre en compte notre entourage proche et de l’impact que nous avons sur eux et sur leurs blessures internes personnelles.

 

Pensez-y

 

Ce changement impacte aussi souvent la vie professionnelle. Fréquemment, il y a modification ou forte évolution de notre quotidien professionnel. Soyons vigilant à ce phénomène.

 

Nous devons pouvoir choisir nos changements et non les subir.

 

Une expression de bouddha dit :

« Avant l’éveil, coupe du bois, va chercher l’eau – Après l’éveil, coupe du bois va chercher l’eau »

 

Il n’est pas toujours nécessaire de changer l’extérieur pour faire évoluer notre vie intérieure. Et notre vie intérieure n’est pas obligée de nous pousser à changer notre quotidien, mais plutôt à être capable de l’accepter pour le faire évoluer notre regard et son angle.

 

 

Tout seul ou pas tout seul ?

 

Pour moi, oui et non !!

 

Nous sommes les seuls à être capable et à avoir les ressources qui vont nous permettre de connaitre nos intentions internes profondes. Nous seuls pouvons trouver en nous la dynamique positive que nos comportements automatiques visaient.

Donc cela reste un travail à faire avec soi-même.

 

Mais il faut aussi accepter que parfois, nous avons besoin d’aide.

Nous ne savons pas toujours qu’un comportement est ancré en nous par un traumatisme et nous nous débattons comme des diables pour nous en défaire sans jamais vraiment y parvenir.

Mais on n’enlève pas un traumatisme en le balayant d’un revers de main !!

Et contrairement à cette croyance populaire, le temps ne change rien à l’impact d’un traumatisme : il est en dehors de notre chronologie, de notre chaine du temps et il impacte notre présent en permanence.

Il nous faut bien souvent de l’aide pour réussir à les « digérer » à nouveau de façon à ce qu’il n’ait plus cet impact malsain sur nous-même.

 

Et il y a ce fameux phénomène miroir qui nous accompagne en étant en lien avec les autres : « pourquoi est-ce que cette personne m’agace ? qu’est-ce qu’elle réveille chez moi que je n’aime pas ? « Pourquoi je n’arrive pas à communiquer avec bibi ? «,  «  Pourquoi ce film m’a-t-il autant remué ? »

Autant d’informations externes qui peuvent servir à trouver nos zones d’inconfort interne.

 

Une chose après l’autre

 

Dans tous les cas, on est comme l’enfant qui apprend une seule chose à la fois.

 

C’est pour cette raison qu’il est important de réussir à nous accepter dans notre entier en y incluant notre ego.

On ne va pas réussir à le changer d’un claquement de doigt, donc si nous ne l’acceptons pas, nous allons activer la machine à culpabilité à chaque fois que nos comportements auront eu des conséquences différentes de nos intentions premières.

Il faut les accepter pour avoir assez de ressources et d’énergie pour changer consciemment ce que l’on souhaite faire évoluer.

 

Sinon, nous allons manquer de terreau pour faire pousser notre nouvel équilibre personnel.

 

Je le vois pour moi-même : il m’a fallu accepter d’avoir un biais de culpabilité énorme qui masquait tout le reste.

Je me suis retrouvée à avoir beaucoup de deuils à faire d’un seul coup et cela a focalisé mon énergie un sacré moment. Il m’a fallu accepter le reste pour m’occuper de cette première problématique. L’étape suivante a été de regarder ma culpabilité surdimensionnée en face pour l’accepter et la travailler.

Et ensuite seulement j’ai eu l’énergie pour commencer à m’occuper de mes problématiques contradictoires en lien avec le besoin d’appartenance qui se télescopait avec la peur du conflit et le ressenti de condamnation à mort qu’est l’indifférence.

 

On ne peut pas tout attaquer de front, l’ego nous protège de cela, il ne l’autorisera pas.

 

Un palier après l’autre, une marche à la fois, et ensuite, seulement, notre ego nous autorisera à ouvrir la grande porte du seuil qui nous donnera les armes nécessaires pour faire tomber nos croyances inutiles et délétères par rapport à notre paix intérieure.

 

Je vous souhaite le meilleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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