liberte responsabilite

Liberté et Responsabilité les deux faces de la même pièce

« – T’as perdu la tête Soc
– Ca fait un bon moment que je m’y entraine »

Le guerrier pacifique

 

Une des grandes aspirations de chaque être humain est d’être « libre ».

Pour certains, c’est même quasiment une obsession : ils veulent de sentir libres au-delà de l’environnement qui les entourent.

Mais, il existe un précepte qui est universel : L’interdépendance.

Rien n’est autonome, rien n’est autosuffisant.

Et privilégier sa liberté sans tenir compte de l’impact que cela va avoir sur autrui revient à se forger sa propre prison.

 

La liberté se gagne avec la responsabilité.

 

La responsabilité :

Ce mot qui est utilisé à toutes les sauces dans le développement personnel moderne. «  Tu es responsable de ce qui t’arrive, tu es responsable de ton karma bla bla bla … »

Cela peut aller très loin avec cette « mode » : ceux qui font du mal aux autres en sont presque à te dire « remercie moi, je te fais souffrir pour ton bien !! » et se vantent intérieurement de l’illusion qu’ils ont de leur liberté.

Oui, ok, d’accord. Mais, bizarrement, beaucoup semblent oublier la responsabilité en lien avec les autres. Et où commence le vrai départ de notre responsabilité.

 

L’éthique, ou encore la vertue, consiste à éviter de faire subir aux autres la souffrance dont nous ne voudrions pas être victime ou même dont nous avons été victimes nous même un jour. C’est le socle des piliers de la bienveillance, de la paix et de l’harmonie.

C’est sur la base de cette éthique qu’il est conseillé de ne pas chercher son bien-être au détriment d’autrui : d’où le besoin de maitriser notre égo qui a cette tendance au cœur de son fonctionnement.

C’est pour cette raison et pour atteindre cet objectif que toutes nos pensées ou sentiment dit « négatifs » doivent être observées, acceptées jusqu’à leur dissolution.

Car si elles sont exprimées par la parole ou des actions, elles vont générer de la souffrance autour de nous et nous en seront responsables.

Et si elles sont réprimées, c’est en nous qu’elles vont générer de la souffrance qui finira aussi par atteindre le monde autour de nous aussi.

Notre responsabilité démarre à ce point là concernant ce que nous exprimons au monde.

 

Alors, la compassion pourra naitre, et nous seront en liaison emphatique avec le monde : nous serons disponibles avec notre cœur et notre esprit.

La compassion n’étant pas un regard supérieur sur l’autre comme beaucoup le croient : la compassion, est l’amour de l’autre comme étant notre égal et pour lequel nous acceptons ses difficultés, ses souffrances et l’impact que nous même avons sur lui.

Notre responsabilité est d’accepter les conséquences que nos actes ont eu sur d’autres et d’adapter notre disponibilité et nos actes en conséquence.

 

Pour ce qui concerne ce que le monde nous envoie en nous !!! Nous ne sommes pas responsable pour ceux qui nous ont fait du mal ou pour leurs actes à leur place : CERTAINEMENT PAS.
Notre responsabilité est de reconnaitre les conséquences des actes des autres sur nous et en nous .
Nous ne sommes pas responsable si quelqu’un nous a blessé et rendu triste, nous sommes responsable de prendre en charge cette tristesse pour en faire quelquechose qui est notre choix et non plus une réaction aux actes des autres.
Cela nous offre de nous adapter nous, notre esprit et nos actes afin qu’ils ne puissent plus atteindre notre paix intérieure.

 

Après, il est dit qu’il nous faut réparer les conséquences de nos actes. Mais sur ce point, j’avoue être plutôt mitigée. Je ne pense pas que cela concerne précisément les gens directement en lien avec notre histoire.

J’ai personnellement essayé, du plus profond de mon cœur et de mon âme.
Mais, les personnes concernées, étant elles-mêmes responsables de leurs actes et de leurs pensées, n’ont pas acceptées de sortir de leur statut de victime ou de bourreau qui convenait bien à leurs automatismes personnels.
C’est à ce moment-là que les responsabilités se rejoignent et que nous ne pouvons plus rien faire « d’efficace » s’il y a un barrage quelque part.

C’est aussi là que se rejoint la liberté de chaque individu : tu peux offrir tout ce que tu veux à qui tu veux, la liberté de l’autre peut t’empêcher de voir ce que tu offres réceptionner. Nous sommes responsable de ce que nous offrons, pas du comment c’est reçu.

La réparation ne pourra concerner que l’ensemble du monde. Tu pourras offrir la nouvelle version de toi au monde, et c’est à ce moment-là que tu vas pouvoir passer de l’individualisme relié à l’égo à une ouverture à l’ensemble du monde relié à ton humanité.

 

La liberté :

Cette liberté, elle ne peut pas exister sans cette responsabilité que nous avons par rapport aux autres, au monde, à nous-même.

Si tu as mis quelqu’un à terre pour satisfaire ton besoin de liberté sans rien faire pour qu’il ait les moyens de se relever : où se situe donc ta liberté ?

 Tu as tourné le dos à quelqu’un qui se noyait au nom de ta grande et si importante liberté : Est elle vraie cette fameuse liberté inventée par ton ego qui se croit supérieur à autrui ?

 

La liberté concerne notre libération par rapport à nos conditionnements, à nos a priori, à notre dépendance par rapport aux regards extérieurs.

La liberté réelle est de réussir à nous détacher de l’illusion, de la haine, de l’avidité.

Nous sommes esclaves de nos enchainements mentaux qui construisent des histoires illusoires et nous plongent dans un monde qui au final, n’est pas réel.

Nous défaire de ces enchainements et de ces attentes qui proviennent de ce fameux ego nous libèrent.

 

Un des outil phare pour atteindre cette liberté est bien sûr la méditation, mais, il n’est pas le seul.
Tout ce qui peut nous permettre d’observer nos pensées avec assez de détachement pour les laisser se dissoudre sans construire une histoire « personnelle » nous amène un peu plus prêt de notre liberté.

C’est pour cela que blesser quelqu’un par nos actes entrave notre liberté réelle car la liberté a un prix, celle d’assumer lorsque nos actes ont diminué la liberté d’autrui.
Nos pensées ne peuvent pas être claires, nos pensées ne peuvent pas être libres si nous n’avons pas ce respect du monde comme étant l’extension de ce que nous sommes nous-mêmes.
Nous sommes dans l’incapacité de faire les choses de manière juste dans ce cas, et si nous ne sommes pas justes, nous ne sommes pas libres.

Notre monde est ce que nous sommes car nos actes l’impactent.
Si nous entravons notre monde, nous entravons notre liberté.

J’ai compris ce point il n’y a pas si longtemps.
Instinctivement libre pendant longtemps, j’ai laissé les croyances et le stress d’autrui entrer en moi.
J’ai laissé ces éléments externes impacter mes pensées, mes croyances.
Cela a impacté mes paroles et mes actions, et tout le château de cartes c’est effondré car cela ne correspondait plus à rien et je n’étais plus libre de rien.

Ne pas laisser les pensées d’autrui impacter nos propres pensées, est un bon point de départ pour gagner notre liberté.
Travailler à ne pas laisser nos croyances conditionnées impacter aussi nos pensées et nos actes en est le prolongement.

 

Si tu connais le véritable objectif de ta liberté ainsi qu’où se situe ta responsabilité, le cap est plus facile à prendre.

Il reste à chacun de tendre la voilure et d’orienter son bateau personnel vers le cap de sa liberté mentale.

 

Cordialement vôtre

« Quand nous disons que l’homme est responsable de lui-même, nous ne voulons pas dire que l’homme est responsable de sa stricte individualité, mais qu’il est responsable de tous les hommes. «
JP Sartre

 

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